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mercredi 21 mars 2012

Belles-sœurs

Quand j’étais petit, je me souviens de ma grand-mère qui achetait des timbres de Colis Épargne pour s’acheter des assiettes ou du linge de maison. C’est peu ou prou l’histoire que nous présente cette troupe québécoise au Théâtre du Rond-point. Dans les années 60, une mère de famille gagne le gros lot : un million de timbres, de quoi s’acheter tout ce qu’elle souhaite dans le catalogue et ainsi refaire entièrement sa maison. Seulement voilà, on ne colle pas comme ça un million de timbres dans un carnet, alors elle a l’idée d’appeler à l’aide sa fille et ses sœurs et belles-sœurs.

jeudi 9 février 2012

Le Gros, la Vache et le Mainate

Cette institution qu’est le Théâtre du Rond-point a quelque chose de déroutant. Je la fréquente depuis assez peu de temps et pourtant, force est de constater qu’il est assez difficile de se faire une idée précise du spectacle qui va être donné tant la programmation est éclectique, peu de temps à l’affiche et confidentielle. Pourtant, mes quelques visites m’ont toujours comblées, c’est donc avec impatience que je vais voir la pièce intitulée « Le Gros, la Vache et le Mainate ».
Autant te le dire tout de suite, je ne peux pas décrire le contenu de cette pièce sans en divulguer le contenu et donc éventer toutes les ficelles drolatiques. Je peux simplement dire que cette pièce est plus proche de « Y a-t-il un pilote dans l'avion ? » que du célèbre western spaghetti « Le Bon, la Brute et le Truand ».

samedi 21 janvier 2012

Les Liaisons Dangereuses

C’est probablement générationnel, mais quand j’entends « Les Liaisons Dangereuses » je ne pense pas au roman épistolaire écrit par Pierre Choderlos de Laclos et publié en 1782, je ne pense pas non plus au film de Roger Vadim avec Jeanne Moreau et Gérard Philipe (1960), non, je pense à celui de Stephen Frears avec Glenn Close, Michelle Pfeiffer et bien sûr John Malkovich (1988). Alors quand j’ai vu qu’une pièce « Les Liaisons Dangereuses » était montée à Paris et mise en scène par John Malkovich, j’étais déjà conquis. Quelques recherches m’indiquent une mise en scène dépoussiérée, alors j’ai hâte de voir le résultat.

jeudi 22 décembre 2011

El Tiempo todo entero : Le Temps tout entier

Je suis sur un petit nuage, une éclaircie dans ma vie, une rencontre merveilleuse, LA rencontre. Une de nos premières sorties, une pièce de théâtre donnée au Théâtre du Rond-Point au titre mystérieux pour moi qui ne suis pas hispanisant : El Tiempo todo entero, Le Temps tout entier. Tout un programme. Librement inspirée d’une pièce de Tennessee Williams, la pièce nous narre l’histoire d’une petite lâcheté d’un frère qui n’ose pas dire à sa sœur qu’il va quitter l’Argentine pour tenter sa chance en Espagne, d’une mère indépendante qui aspire à vivre sa vie, le tout vu à travers les yeux d’une sœur qui ne comprend pas pourquoi les gens travaillent, sortent, gèrent leur temps.

samedi 17 septembre 2011

L’ouest solitaire, de la bassesse humaine

J’ai toujours plaisir à aller au théâtre à condition que la pièce et les acteurs forment un ensemble cohérent. On m’a dit beaucoup de bien de la pièce « L’ouest solitaire » avec le trop rare Dominique Pinon et Bruno Solo, que je connais comme acteur de cinéma, mais pas comme acteur de théâtre.

J’avoue que je n’ai pas été déçu. Les acteurs sont absolument extraordinaires. Ils portent le spectacle sur leurs épaules et c’est du lourd ! Cette pièce de Martin Mc Donaugh raconte la rivalité de deux frères vivant dans un village perdu d’Irlande le jour de l’enterrement de leur père, décédé accidentellement d’un coup de feu. On assiste à une démonstration de méchanceté, de bassesse entre ces deux êtres que tout oppose. L'un hérite de tout, l'autre de rien sans qu’on sache vraiment pourquoi. Il y a aussi une bimbo qui rêve de quitter cette prison ouverte, un prêtre obsédé par l'idée de réconcilier les deux frères.

samedi 5 mars 2011

Le Président, sa femme et moi, la taca taca tac tac tiqu' du gendarme…

Comme c’est la coutume avec mes amis, nous nous rencontrons tous les trimestres pour passer une soirée entre copains. À tour de rôle, l’un de nous choisit un spectacle et fait la surprise aux autres en leur donnant rendez-vous quelque part dans Paris. Je sais, ça peut paraître puéril, voire égoïste car ce spectacle peut ne pas plaire aux autres, mais comme nous nous connaissons depuis vingt ans, le risque reste minime, et quand bien même c’était le cas, le but reste avant tout de partager un moment ensembles. C’est donc ainsi que nous avions rendez-vous hier, métro Trinité, pour assister à la représentation de Le Président, sa femme et moi, la dernière pièce de Bernard Uzan.