Une fois encore, c’est « par hasard » que j’ai acheté ce livre d’un auteur de que je ne connais pas : Pete Dexter. Je mets par hasard entre guillemet, car en bon consommateur que je suis, je suis irrésistiblement attiré par les têtes de gondoles comme la guêpe par le melon (en cette fin de période estivale, c’est du vécu). C’est donc en complet candide que j’attaque la lecture de ce livre.
Nous sommes en 1954 quelque part en Géorgie. La lutte pour les droits civiques y fait rages et dans cette petite bourgade, seul Paris Trout prête aux Noirs, pas par grandeur d’âme ou par revendication politique, non, parce qu’il fait du business. Un jeune noir, Henry Ray Boxer, lui achète une voiture à crédit assortie d’une assurance qu’il souhaite faire jouer le jour même après avoir eu un accident. Devant le refus de Paris Trout, Henry Ray décide de ne pas rembourser son prêt et laisse la voiture accidentée à Trout. Fou de rage, d’une rage froide et méthodique, Trout monte une expédition punitive afin de récupérer son dû qui provoquera la mort d’une jeune fille noire de 14 ans, faute d’avoir retrouvé son acheteur.
C'est un endroit privé et caché dans la grande galaxie qu'est le web aujourd'hui, bref, un oxymoron moderne. Toi le badaud, le butineur de toile, tu n'y trouveras rien de particulièrement grave ou sérieux ici, mais juste mes états d'âme.
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jeudi 13 septembre 2012
dimanche 19 août 2012
Le Serpent aux mille coupures, dead on arrival
Extérieur nuit, quelque part dans la campagne française du sud ouest du côté de Moissac, des papys pieds nickelés qui ne supportent pas qu'un africain puisse reprendre une ferme le lui font payer. Au même moment et au même endroit trois dealers colombiens se font dézinguer. Pourquoi ? Comment ? Qui ? C'est ce que DOA (acronyme de Dead On Arrival) nous concocte dans son dernier opus « Le Serpent aux mille coupures ».
Quel drôle de titre ! J'attaque la lecture, comme d'habitude, dans mon petit train de banlieue et j'ai envie de comprendre le pourquoi de ce titre.
Quel drôle de titre ! J'attaque la lecture, comme d'habitude, dans mon petit train de banlieue et j'ai envie de comprendre le pourquoi de ce titre.
mardi 3 avril 2012
J'ai déjà donné, les pépés flingueurs
Pour ceux qui ne le connaitraient pas, A.D.G., alias Alain Dreux Gallou, alias Camille, de son vrai nom Alain Fournier, est un romancier et journaliste français décédé en 2004. Il fut l'un des « auteurs-phares » de la Série noire des éditions Gallimard où il reste célèbre pour avoir représenté une sensibilité de droite, voire d'extrême droite dans un mouvement où les sensibilités de gauche, d'extrême gauche ou anarchiste étaient alors largement représentées. Il deviendra même le principal animateur du Front national en Nouvelle-Calédonie. C’est d’ailleurs sur cette ile que se déroule une bonne partie de son roman posthume. Car c’est bien là son dernier raid littéraire, ses dernières saillies drolatiques qu’il nous livre derrière son style inimitable du roi du calembour.
J’avais lu deux de ses romans (« La Nuit des grands chiens malades » et « Pour venger pépère ») il y a une vingtaine d’années et j’avais étais séduit à l’époque par son style proche d’un Audiard où les mots sont tous francisés (les personnages boivent du « ouisquie » et roulent en « béhème »). Qu’en est-il de son dernier roman ?
J’avais lu deux de ses romans (« La Nuit des grands chiens malades » et « Pour venger pépère ») il y a une vingtaine d’années et j’avais étais séduit à l’époque par son style proche d’un Audiard où les mots sont tous francisés (les personnages boivent du « ouisquie » et roulent en « béhème »). Qu’en est-il de son dernier roman ?
vendredi 13 janvier 2012
Anaisthêsia, délit de faciès ?
Désiré Saint-Pierre est un flic noir dans un commissariat blanc, vit dans une cité où aucun blanc n’aime mettre les pieds et est très en vue pour être l’icône de l’intégration en étant projeté sur le devant de la scène sur le dossier d’une serial killeuse blanche.
Bon d’accord, c’est simpliste, d’autant que Désiré à eu un grave accident de voiture qui l’a laissé défiguré, certes, mais surtout totalement insensible à la douleur, ce qui ajoute encore à la caricature en noir et blanc d'Antoine Chainas.
Pourtant, la lecture d'Anaisthêsia, roman très noir, réserve quelques surprises. Les premières pages nous arrivent en pleine tronche sans aucun repère temporel ou géographique. Le narrateur débite des phrases d’une froideur clinique qui listent des points de règlement appartenant vraisemblablement à la médecine légale à tel point que j’ai cru pendant quelques pages qu’il s’agissait d’un roman d’anticipation (et je l’ai même terminé sans vraiment avoir la certitude que ce n’est pas le cas), tout comme je ne sais toujours pas dans quelle ville l’action se situe (voire même dans quel pays) !
Bon d’accord, c’est simpliste, d’autant que Désiré à eu un grave accident de voiture qui l’a laissé défiguré, certes, mais surtout totalement insensible à la douleur, ce qui ajoute encore à la caricature en noir et blanc d'Antoine Chainas.
Pourtant, la lecture d'Anaisthêsia, roman très noir, réserve quelques surprises. Les premières pages nous arrivent en pleine tronche sans aucun repère temporel ou géographique. Le narrateur débite des phrases d’une froideur clinique qui listent des points de règlement appartenant vraisemblablement à la médecine légale à tel point que j’ai cru pendant quelques pages qu’il s’agissait d’un roman d’anticipation (et je l’ai même terminé sans vraiment avoir la certitude que ce n’est pas le cas), tout comme je ne sais toujours pas dans quelle ville l’action se situe (voire même dans quel pays) !
mardi 3 janvier 2012
Lune Sanglante, j’ai rendez-vous avec la lune
Après une première expérience avec « le Dahlia Noir », j’étais impatient de m’attaquer à la « Lune Sanglante », mon deuxième James Ellroy. D’emblée, on retrouve le style nerveux et précis du précédent opus, mais avec encore plus de noirceur et de violence. Les premiers chapitres, parfois à la limite du supportable, s’enchainent comme un ensemble de nouvelles qui me laissent sur ma faim. Où veut-il en venir ? Dans quel méandre de la noirceur de sa folie créatrice veut-il nous emmener ?
mardi 8 novembre 2011
L'Armée Furieuse, bien le bonjour de Fred
Je pense pouvoir me venter d’avoir lu tous les romans de Fred Vargas. J’ai suivi ses héros récurrents au fil d’aventures plus ou moins haletantes, mais force est de constater que l’imagination de l’auteur a eu raison de mon appétit de polars. Les deux derniers opus, même s’ils ont été probablement de grands succès en librairie m’ont laissé sur ma fin : trop longs, trop tirés par les cheveux, c’est Adamsberg chez les pieds nickelés ou Adamsberg contre les vampires. Alors forcément, quand j’ai vu son dernier roman dans les bacs de mon libraire préféré, "L'Armée Furieuse", j’ai hésité. Mais bon, je lui laisse encore une chance. Et j’ai bien fait !
lundi 17 octobre 2011
Enquête sur la disparition d’Émilie Brunet, du côté d’Agatha
Antoine Bello m’avait régalé avec ses deux derniers opus sur les aventures de Sliv Dartunghover (« Les falsificateurs » et « Les éclaireurs »), alors quand j’ai vu un nouvel ouvrage sur les rayonnages de ma librairie préférée, je n’ai pas résisté à la tentation de l’acheter. C’est ainsi que je me suis lancé dans la lecture de « Enquête sur la disparition d’Émilie Brunet ». D’emblée, le style et l’intrigue forment un hommage non masqué à Agatha Christie. Pour corser le tout, l’enquêteur en charge de révéler le mystère est affublé d’un handicap lourd pour ce genre de discipline, il oublie tout ce qui lui est arrivé à chaque fois qu’il dort (une amnésie antérograde). Il est également difficile de ne pas remarquer dès le début du livre une maquette quelque peu déroutante avec des lignes barrées, d’autres masquées.
vendredi 17 juin 2011
Le Dahlia Noir, retour vers le futur
J’ai beaucoup hésité avant de me lancer, la taille de la bête étant sujette à me faire fuir. Il faut dire que je lis principalement dans le train et que se lancer dans la lecture d’un pavé a deux conséquences : avoir un surplus de bagage et le trainer longtemps. Mais n’ayant pas vu le film et ayant eu des échos favorables, je profite de l’approche de vacances pour me lancer dans la lecture du Dahlia Noir et de ses 505 pages.
C’est le premier livre de James Ellroy que j'ouvre et j’avoue que la plongée m’est d’emblée agréable. Le style est vif, nerveux et efficace et chaque page tournée incite à dévaler la suivante jusqu’en bas. On est embarqué dans un polar classique des années 50 avec ses flics investis d’une mission divine mais toujours borderline, des pépés comacs, des caves couards, du classique quoi. Le roman puise son inspiration dans un fait divers réel, celui du meurtre non élucidé d'Elizabeth Ann Short une aspirante actrice alors âgée de 22 ans retrouvée mutilée, coupée en deux au niveau du bassin et vidée de son sang dans un terrain vague de Los Angeles le 15 janvier 1947.
C’est le premier livre de James Ellroy que j'ouvre et j’avoue que la plongée m’est d’emblée agréable. Le style est vif, nerveux et efficace et chaque page tournée incite à dévaler la suivante jusqu’en bas. On est embarqué dans un polar classique des années 50 avec ses flics investis d’une mission divine mais toujours borderline, des pépés comacs, des caves couards, du classique quoi. Le roman puise son inspiration dans un fait divers réel, celui du meurtre non élucidé d'Elizabeth Ann Short une aspirante actrice alors âgée de 22 ans retrouvée mutilée, coupée en deux au niveau du bassin et vidée de son sang dans un terrain vague de Los Angeles le 15 janvier 1947.
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