Antoine Bello m’avait régalé avec ses deux derniers opus sur les aventures de Sliv Dartunghover (« Les falsificateurs » et « Les éclaireurs »), alors quand j’ai vu un nouvel ouvrage sur les rayonnages de ma librairie préférée, je n’ai pas résisté à la tentation de l’acheter. C’est ainsi que je me suis lancé dans la lecture de « Enquête sur la disparition d’Émilie Brunet ». D’emblée, le style et l’intrigue forment un hommage non masqué à Agatha Christie. Pour corser le tout, l’enquêteur en charge de révéler le mystère est affublé d’un handicap lourd pour ce genre de discipline, il oublie tout ce qui lui est arrivé à chaque fois qu’il dort (une amnésie antérograde). Il est également difficile de ne pas remarquer dès le début du livre une maquette quelque peu déroutante avec des lignes barrées, d’autres masquées.
C'est un endroit privé et caché dans la grande galaxie qu'est le web aujourd'hui, bref, un oxymoron moderne. Toi le badaud, le butineur de toile, tu n'y trouveras rien de particulièrement grave ou sérieux ici, mais juste mes états d'âme.
lundi 17 octobre 2011
dimanche 2 octobre 2011
Le destin miraculeux d’Edgar Mint
On m’a beaucoup venté les mérites du livre de Brady Udall « Le destin miraculeux d’Edgar Mint ». Encore un pavé de 543 pages à me trimbaler dans le train me suis-je dit de prime abord, mais puisqu’il m’est chaudement recommandé, allons-y. J’avoue avoir mis du temps à rentrer dans ce livre. D’abord en raison de l’histoire mais également à cause du style. L’histoire est celle d’un petit garçon apache (né d’un père « anglo » qui se rêvait cow boy avant de fuir à l’annonce de sa paternité future et d’une apache alcoolique incapable d’assumer son rôle de mère) de huit ans qui survit, contre toute attente, au fait d’une jeep lui roule sur la tête. Il (re)commence sa vie à partir de cet événement d’abord dans un hôpital puis dans une pension pour enfants abandonnés et une famille d’accueil Mormon. Il apprend à se connaître, retrouve ces racines, découvre la méchanceté des gens qui l’entourent.
samedi 17 septembre 2011
L’ouest solitaire, de la bassesse humaine
J’ai toujours plaisir à aller au théâtre à condition que la pièce et les acteurs forment un ensemble cohérent. On m’a dit beaucoup de bien de la pièce « L’ouest solitaire » avec le trop rare Dominique Pinon et Bruno Solo, que je connais comme acteur de cinéma, mais pas comme acteur de théâtre.
J’avoue que je n’ai pas été déçu. Les acteurs sont absolument extraordinaires. Ils portent le spectacle sur leurs épaules et c’est du lourd ! Cette pièce de Martin Mc Donaugh raconte la rivalité de deux frères vivant dans un village perdu d’Irlande le jour de l’enterrement de leur père, décédé accidentellement d’un coup de feu. On assiste à une démonstration de méchanceté, de bassesse entre ces deux êtres que tout oppose. L'un hérite de tout, l'autre de rien sans qu’on sache vraiment pourquoi. Il y a aussi une bimbo qui rêve de quitter cette prison ouverte, un prêtre obsédé par l'idée de réconcilier les deux frères.
J’avoue que je n’ai pas été déçu. Les acteurs sont absolument extraordinaires. Ils portent le spectacle sur leurs épaules et c’est du lourd ! Cette pièce de Martin Mc Donaugh raconte la rivalité de deux frères vivant dans un village perdu d’Irlande le jour de l’enterrement de leur père, décédé accidentellement d’un coup de feu. On assiste à une démonstration de méchanceté, de bassesse entre ces deux êtres que tout oppose. L'un hérite de tout, l'autre de rien sans qu’on sache vraiment pourquoi. Il y a aussi une bimbo qui rêve de quitter cette prison ouverte, un prêtre obsédé par l'idée de réconcilier les deux frères.
vendredi 17 juin 2011
Le Dahlia Noir, retour vers le futur
J’ai beaucoup hésité avant de me lancer, la taille de la bête étant sujette à me faire fuir. Il faut dire que je lis principalement dans le train et que se lancer dans la lecture d’un pavé a deux conséquences : avoir un surplus de bagage et le trainer longtemps. Mais n’ayant pas vu le film et ayant eu des échos favorables, je profite de l’approche de vacances pour me lancer dans la lecture du Dahlia Noir et de ses 505 pages.
C’est le premier livre de James Ellroy que j'ouvre et j’avoue que la plongée m’est d’emblée agréable. Le style est vif, nerveux et efficace et chaque page tournée incite à dévaler la suivante jusqu’en bas. On est embarqué dans un polar classique des années 50 avec ses flics investis d’une mission divine mais toujours borderline, des pépés comacs, des caves couards, du classique quoi. Le roman puise son inspiration dans un fait divers réel, celui du meurtre non élucidé d'Elizabeth Ann Short une aspirante actrice alors âgée de 22 ans retrouvée mutilée, coupée en deux au niveau du bassin et vidée de son sang dans un terrain vague de Los Angeles le 15 janvier 1947.
C’est le premier livre de James Ellroy que j'ouvre et j’avoue que la plongée m’est d’emblée agréable. Le style est vif, nerveux et efficace et chaque page tournée incite à dévaler la suivante jusqu’en bas. On est embarqué dans un polar classique des années 50 avec ses flics investis d’une mission divine mais toujours borderline, des pépés comacs, des caves couards, du classique quoi. Le roman puise son inspiration dans un fait divers réel, celui du meurtre non élucidé d'Elizabeth Ann Short une aspirante actrice alors âgée de 22 ans retrouvée mutilée, coupée en deux au niveau du bassin et vidée de son sang dans un terrain vague de Los Angeles le 15 janvier 1947.
lundi 16 mai 2011
La part de l’autre, Paris vaut bien une messe…
… et l’Histoire vaut bien un poil de pinceau. C’est sur ce raccourci scabreux qu’Éric-Emmanuel Schmitt bâti son livre « La part de l’autre ». La 4ème de couverture nous annonce : « 08 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ? Cette minute là, aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde… »
Car il s’agit bien de ça : que ce serait-il passé si Adolf Hitler avait été reçu aux beaux-arts ? La lecture de ce livre n’est pas réellement aisée. Elle est bâtie comme un match de ping-pong entre Adolf H., peintre au génie en passe d’être reconnu, et Hitler, jeune autrichien au génie maléfique en demeure.
Car il s’agit bien de ça : que ce serait-il passé si Adolf Hitler avait été reçu aux beaux-arts ? La lecture de ce livre n’est pas réellement aisée. Elle est bâtie comme un match de ping-pong entre Adolf H., peintre au génie en passe d’être reconnu, et Hitler, jeune autrichien au génie maléfique en demeure.
mercredi 23 mars 2011
Les éclaireurs. Et si c’etait – encore – vrai
Dans son précédent livre, « les Falsificateurs », Antoine Bello (qui après renseignement n’est pas Canadien, mais bien franco-américain) nous guidait dans les premier pas de Sliv Dartunghover, un jeune et prometteur agent Islandais au service d’une mystérieuse organisation, le CFR, Consortium de Falsification du Réel. On le suit dans ses différentes missions de remodelage de la vérité aux quatre coins du monde et dans sa quête de la connaissance du grand secret de cette organisation. samedi 5 mars 2011
Le Président, sa femme et moi, la taca taca tac tac tiqu' du gendarme…
Comme c’est la coutume avec mes amis, nous nous rencontrons tous les trimestres pour passer une soirée entre copains. À tour de rôle, l’un de nous choisit un spectacle et fait la surprise aux autres en leur donnant rendez-vous quelque part dans Paris. Je sais, ça peut paraître puéril, voire égoïste car ce spectacle peut ne pas plaire aux autres, mais comme nous nous connaissons depuis vingt ans, le risque reste minime, et quand bien même c’était le cas, le but reste avant tout de partager un moment ensembles. C’est donc ainsi que nous avions rendez-vous hier, métro Trinité, pour assister à la représentation de Le Président, sa femme et moi, la dernière pièce de Bernard Uzan.dimanche 27 février 2011
Trois petits tours et puis s’en va
Comme la plupart des personnes qui refont leur vie, j’ai rencontré ma compagne sur mon lieu de travail. Nous avons construit notre couple en partie sur cet état de fait : la proximité liée au travail fait partie intégrante de notre relation. L’ambiance actuelle, comme dans beaucoup de structure, s’est beaucoup dégradée ces derniers temps. A force de se retrouver prise entre deux feux dans une lutte d’influence de ses supérieures, ma chère et tendre change de crèmerie.
vendredi 25 février 2011
Les falsificateurs : On ne nous dit pas tout.
Vous connaissez certainement le leitmotiv de l’humoriste Anne Roumanov, c’est sur cette vague que l’écrivain canadien surfe avec son premier roman « Les falsificateurs » et avec sa suite « Les éclaireurs ». Imaginez que nos références historiques ne soient que des faux concoctés avec soins par un organisme mystérieux à la finalité floue ou que les espèces de poissons menacées, dont les écologistes nous rebattent les oreilles, n’ont jamais existées. C’est dans cet univers de réalité alternative que l’auteur, Antoine Bello, nous emmène à travers les aventures de son héro, un jeune Islandais nommé Sliv, doué pour raconter des histoires. C’est frais, c’est simple et efficace, bref, c’est vraiment un livre que je vous recommande pour les vacances. Je l’ai dévoré en quelques heures.
lundi 21 février 2011
Resistance : Ma Muse m’amuse
Avez-vous déjà écouté Muse à fond en hurlant comme une casserole à faire péter les vitres de votre appartement, à en avoir des problèmes avec les voisins ? Je vous conseille d’essayer avec « Unnatural Selection » de l’album « Resistance ». J’adore ce morceau !!! Comment résister à ces riffs de guitare, comment ne pas vouloir accompagner – en toute modestie – le chanteur à la voix si particulière ! Cette musique me fait un bien fou. Elle me délivre son énergie à chaque fois que j’écoute l’album en boucle. Freddy Mercury nous a quittés trop tôt, Muse est son digne héritier.
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